Les variables du réel

Le territoire se raconte : il est traversé de contenus, de significations. Il est média : il communique, il diffuse. Le territoire se découvre et se lit à travers la multiplicité de ses composantes.

Les textures. La fonction et la signification d’un lieu peuvent varier selon l’individu. Une église est un lieu de recueillement et de pratique religieuse et également un lieu patrimonial. La pluralité de significations de chaque espace peut s’assimiler à des textures. Jouer avec celles-ci, les rendre lisibles et visibles peut être un défi pour le narrateur urbain.

Les flux. Le territoire peut se regarder en flux.
Les flux temporels se décomposent en cycles lents, non visibles à l’échelle humaine (siècles) et en cycles courts et visibles par l’Homme (heures, jours, semaines, saisons, années).

Les flux géographiques constituent les passages d’un point à un autre.

Le narrateur urbain peut rendre visible et compréhensible les transformations du territoire au cours des siècles et les flux temps-réel du territoire habité. Différentes structures narratives s’imaginent également selon les cycles courts et le cheminement de l’utilisateur.

Le territoire est un objet composite, il se raconte à travers une multitude de couches qui se superposent : elles sont temporelles, symboliques, sociales, physiques, numériques. Le territoire est hybride. La narration spatialisée joue du croisement de ces textures urbaines, flux et matériaux disponibles. Loin d’être limité à une seule histoire définie, le territoire propose un ensemble de potentialités narratives. Le territoire se laisse raconter.

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